Hello mes fashionistas,
J’espère que vous allez bien et que vous pouvez profiter des divers ponts du mois de mai ! Avec un peu de retard, je vous propose aujourd’hui ce rendez-vous bi-annuel sur mon blog pour vous dévoiler mon top 10 des tendances printemps-été 2026. L’occasion de nous plonger dans la belle saison en nous inspirant de tendances à la fois stylées et portables. Si certaines s’inscrivent dans la continuité des saisons passées (dentelle, pantalon Capri, lingerie apparente, imprimés animaliers), d’autres méritent de s’y attarder, même si elles ne sont pas forcément mes préférées.
La Fashion Week printemps-été 2026 aura marqué les débuts de nouveaux directeurs artistiques à la tête de plusieurs maisons, et non des moindres (Dior, Chanel, Balenciaga, Mugler, Versace, Bottega Veneta ou Loewe), apportant leur vision personnelle et un vent de renouveau. Comme à chaque édition, j’ai passé en revue les quatre principales Fashion Weeks de Paris, Milan, Londres et New-York pour vous proposer un décryptage aussi complet que possible (source Vogue.com, Elle.fr, Cosmopolitan.fr, Vanityfair.fr).
1. La nuisette
Pièce phare du vestiaire 90s, la robe nuisette (slip dress en anglais) s’inscrit dans la veine du revival Y2K, de la tendance boudoir et de la lingerie apparente. Immortalisée par Kate Moss ou Gwyneth Paltrow, sa popularité ne semble pas s’estomper, encore ravivée par le succès de la récente série « Love Story » consacrée à Carolyn Bessette, égérie incontournable de la décennie : pour son mariage avec John Kennedy Jr. en 1996, elle avait opté pour une slip dress en crêpe de soie couleur perle signée Narcizo Rodriguez, coupée en biais et ornée d’une encolure bénitier. Le summum de l’épure !
Fluide, élégante et résolument moderne, la robe nuisette dessine une silhouette poétique qui flirte avec le sexy. Adepte d’une esthétique minimaliste, Victoria Beckham la revisite en version one-shoulder, asymétrique ou subtilement drapée. Si les matières délicates (soie, satin, dentelle) et les tons pastel (pêche, bleu écume, crème, rose poudré) dominent, Tom Ford ose une nuisette en dentelle noire qui en dévoile plus qu’elle ne couvre, tandis que Ferragamo et The Attico la proposent bi-matière (satin + dentelle), bicolore (chocolat + chartreuse) ou à rayures.
2. Le style années 80
Celles qui me connaissent un peu savent que les années 80 sont ma décennie préférée absolue en termes de style vestimentaire ! Si Anthony Vaccarello – directeur artistique de Saint Laurent – s’inspire des Eighties depuis plusieurs années, d’autres créateurs lui emboîtent le pas, à l’instar de Versace, Valentino, Khaite ou encore Chloé qui réoriente son style signature bohème 70s vers une collection colorée inspirée du glamour 80s californien. Les années 80 ne se résument pas à des silhouettes ultra-structurées aux volumes exagérés, comme l’emblématique power suit composé d’un blazer à maxi épaulettes avec une taille très cintrée.
Le style 80s privilégiait les couleurs primaires, le color-block, les motifs exubérants (fleurs et pois notamment), les nœuds lavallière surdimensionnés et les accessoires bling-bling. Si les proportions et codes de la décennie – pantalons fuseau, vestes et blazers cropped (raccourcis à la taille), jupes crayon colorées, manches bouffantes – se retrouvent dans les collections de ce printemps-été, les créateurs en proposent une version assagie et maîtrisée, plus en phase avec les besoins du vestiaire de 2026.

3. Les pois
Versatiles, intemporels et enjoués, les pois sont mon imprimé favori après le léopard ! Evocateurs d’un esprit Riviera des années 50 ou de l’audace assumée des années 80, ils sont récurrents depuis plusieurs saisons. Si la version classique en noir et blanc domine les collections (Carolina Herrera, Christian Siriano, Patou, Nina Ricci, Khaite, Agnès b.), on les voit fleurir aussi en version colorée : tailleur-jupe dépareillé chocolat et gris perle chez Rowen Rose, pois noirs sur fond rouille chez Valentino, pois verts sur fond jaune vif chez Dries Von Noten. Tory Burch nous propose deux silhouettes épurées où les pois sont placés de manière aléatoire pour un rendu tout en légèreté.
Les pois investissent toutes les pièces du dressing : vestes, jupes, robes, blouses, shorts, maillots de bain, sans oublier les accessoires (chaussures, sacs, foulards). On salue la diversité des matières et les techniques d’application, qu’elles soient imprimée, brodée, cousue ou cloutée : Bach Mai orne un manteau prince-de-galles de gigantesques pois en sequins vert céladon et chez MSGM les pois sont en fait de gros clous chromés sur des mailles colorées. On n’hésite pas à varier l’échelle du motif – du mini pois délicat façon plumetis aux pastilles géantes (Laura Biagiotti, Dries Von Noten, Bach Mai) – ni à mixer plusieurs formats sur une même tenue pour un total look hypnotique.
4. Le bloomer
D’inspiration rétro, le bloomer s’inscrit dans le mouvement de réforme vestimentaire amorcée aux Etats-Unis au milieu du XIXème siècle pour affranchir la femme des contraintes du corset et autres jupons qui entravent les mouvements. A l’origine un pantalon à la turque resserré aux chevilles, il est rapidement popularisé en 1851 par la militante américaine du droit des femmes Amelia Bloomer, puis adopté largement dans les années 1890 pour faciliter la pratique de la bicyclette et de la gymnastique, dans une version raccourcie au genou. Amorcé au printemps dernier chez Chloé, le bloomer fait une percée remarquée cette saison, notamment chez Prada qui en fait une pièce phare de sa collection.
Symbole d’émancipation féminine, cette culotte bouffante illustre deux tendances récurrentes sur les podiums : d’une part, la lingerie apparente où le sous-vêtement se porte à l’extérieur, comme un vêtement à part entière ; d’autre part, la tendance du micro, avec des shorts de plus en plus courts. En coton, popeline, voile, dentelle ou soie, le bloomer allie romantisme et audace, sans oublier un zeste de rébellion. A retrouver chez Dolce & Gabbana en version pyjama rayé, ou d’allure « victorienne » chez Conner Ives et Pauline Dujancourt.

5. Le color-block
Elue couleur Pantone de l’année 2026, la teinte Cloud Dancer – un blanc cassé légèrement grisé et réchauffé avec une subtile touche de jaune – annonçait une saison pleine de légèreté, comme une toile blanche symbolisant un nouveau départ. Si le blanc aérien habillera encore nos tenues estivales, force est de constater que les tons neutres inspirées du quiet luxury ont fait place à l’association audacieuse de couleurs primaires et saturées, comme on l’a vu chez Prada, Versace, Dries Von Noten, Akris, Loewe, Tory Burch ou Chloé.
Parmi elles, notons le rouge écarlate (Givenchy), le bleu cobalt (Jil Sander, Akris), le turquoise intense (Fendi), le vert chartreuse, absinthe ou gazon (Erdem, Dries Von Noten), l’orange vif (Miu Miu) et le jaune canari. On retrouve aussi les pastels (rose poudré, bubblegum, pistache, jaune beurre), les tons naturels (ocre, terracotta, brique, kaki, chocolat) chez Balmain ou Michael Kors, sans oublier le métallisé argenté ou doré (Gabriela Hurst). En terme d’harmonie, on mise sur le color-block, le monochrome (total look blanc, pastel, denim ou noir), et le noir & blanc graphique.
6. Le foulard revisité
C’est l’accessoire phare de la saison, un choix fiable et stylé pour finaliser une tenue avec élégance ! Dans la foulée de la maison Celine où il est quasi omniprésent, les créateurs nous offrent une interprétation originale et détournée du traditionnel carré de soie pour le transformer en un vêtement à part entière, que ce soit une jupe, une robe, un châle, un petit top, voire intégré comme doublure d’un trench, subtilement visible aux revers des poignets et des fentes latérales (Celine). On n’oublie pas non plus le foulard en accessoire : dans les cheveux (en mode fichu ou bandana), porté en collier façon ras-du-cou ou noué autour de l’anse de votre sac.
Dries Von Noten choisit l’inspiration beachwear avec un grand foulard multicolore noué façon paréo par dessus un pantalon noir. Lanvin opte pour le total look noir et blanc mêlant motifs ethniques et graphiques : une silhouette associant une longue robe drapée imprimé foulard, un grand carré noué autour des épaules et un foulard de tête façon turban. La créatrice belge Merryl Rogge – par ailleurs directrice artistique du label italien Marni – érige le foulard en œuvre d’art avant-gardiste avec 2 modèles de robe droite soyeuse, arborant des décors figuratifs à mi-chemin entre surréalisme Daliesque et poésie punk. A découvrir également chez Maison Margiela, Hermès, Versace, Loewe, Ferragamo et Kallmeyer.

7. Les rayures
Il ne me semble pas avoir déjà traité le thème des rayures ici, car ce n’est pas un imprimé qui m’attire particulièrement. Néanmoins, je dois avouer que les propositions du printemps-été 2026 m’ont séduite, notamment les rayures larges et colorées sur fond blanc ou écru qui m’évoquent le bord de mer, à l’image des transats et parasols rayés qui égayent les plages de nos vacances. A la fois joviale et décontractée, la rayure cabana est inspirée des cabanons balnéaires qui se sont développés sur la Côte d’Azur dans les années 1910-1920, déclinée sur les parasols, serviettes et maillots de bain de la Café Society en villégiature. Espiègle et énergique, la rayure est une affirmation de style.
Dans sa collection « Le Paysan », Jacquemus nous offre des silhouettes diaphanes parées de voile aux rayures diagonales bleu pastel, tandis que Tod’s choisit une palette neutre et sophistiquée (écru, café au lait, caramel, bleu ciel), appliquant les rayures sous forme de bandes de cuir sur du coton ou du lin. Ralph Lauren, quant à lui, se limite au contraste du noir et blanc pour un impact visuel maximal. En version bicolore et de taille variable, les rayures rugby habillent sweaters, polos et autres maillots sportifs à mi-chemin entre le style sportswear américain et la tendance preppy qu’on a pu découvrir chez Issey Miyake, Mithridate, Thom Browne, Cynthia Rowley, Christian Cowan ou Rabanne : on y retrouve les rayures classiques (bleu marine + bordeaux ou bleu marine + vert anglais) mais aussi des teintes pastel (jaune beurre + rose dragée ou vert menthe + pêche).
8. Le layering
Voici une tendance inattendue qu’on associe plus volontiers avec la saison hivernale. Le jeu des superpositions (layering en anglais) ne consiste pas seulement à accumuler plusieurs couches de vêtements. C’est un art plus subtil qui joue sur le contraste des couleurs, motifs, matières et volumes, où chaque pièce doit être bien visible et identifiable. Plutôt qu’une tendance, voyez le layering comme un exercice de style qui vous permettra de redécouvrir d’une manière inattendue et créative les vêtements que vous possédez déjà. Et ne vous y méprenez pas, on peut aisément l’adapter au vestiaire allégé du printemps.
Si le styliste américain Thom Browne en propose une interprétation littérale et maximaliste aux allures preppy, d’autres créateurs opte pour une version subtile : le col cheminée d’un pull rouge vif qui émerge sous une chemise imprimée et un cardigan noir chez Celine ; le cardigan détourné de son usage premier chez Versace, porté ouvert et noué autour de la taille d’une jupe ; l’accumulation de 4 à 5 chemises de différentes couleurs chez Loewe ; Prada qui ajoute de longs gants d’opéra en cuir coloré à l’équation brassière + pull échancré + bloomer + jupe à bretelles ; sans oublier la marque italienne Miu Miu qui rend hommage à la classe ouvrière avec ses silhouettes qui superposent chemise, pull col V, blouson zippé, veste en cuir et tablier de travail, façon uniforme d’usine.

9. Les franges
Les franges ponctuent les défilés depuis plusieurs années, oscillant subtilement entre modernité sophistiquée et bohème rustique. Dans un esprit à la fois artisanal et couture, elles distillent leur joyeuse frivolité sur une large diversité de pièces, y compris les accessoires (sacs, ceintures, foulards). Elles soulignent un revers de manteau en cuir turquoise chez Burberry ou finissent un ourlet de tailleur chez Chanel. Alaïa mise sur une silhouette ergonomique et sculpturale : de longues franges spaghetti ornent des bas colorés jusqu’à mi-mollet ou la coupe asymétrique d’une longue jupe en satin vert chartreuse est agrémentée d’une cascade de pompons qui ondulent à chaque pas.
D’inspiration années 1920 chez Ferragamo, de longs foulards à fines franges se nouent autour des hanches en guise de ceinture ou prolongent les poignets à la manière de rubans flottants. Balmain sublime le macramé en version bohème chic, associé à des coquillages pour un esprit bord de mer. McQueen choisit le cuir lacéré en fines lanières pour confectionner une robe rouge et noire, à la fois rock et glamour. Que vous les préfériez mini ou maxi, discrètes ou ostentatoires, les franges subliment une féminité tout en mouvement ! A retrouver aussi chez Bottega Veneta, Mugler, Calvin Klein et Loewe.
10. Le style baroudeuse
Amorcé au Royaume-Uni en 1941, la mode utilitaire découle de l’austérité et du rationnement en période de guerre, régulant la production de vêtements à destination du public à travers l’utilisation de matières brutes comme le coton, la laine et le cuir. Inspiré de l’univers militaire, le style utilitywear allie confort et praticité sans sacrifier l’élégance, autour de pièces incontournables comme le pantalon cargo, la veste à multi-poches et la combinaison. On privilégie des pièces unies et une palette aux tons naturels comme les kaki, vert olive, beige, sable et taupe. Quasiment toutes les pièces du dressing – sarouel, bomber, gilet, chemise, robe, mini-jupe, bermuda, short, salopette – s’adaptent à cette tendance dont on apprécie les coupes baggy et le côté fonctionnel.
Prada, Etro, Balmain, Hermès, Burberry et même Dior revisitent la tendance utilitywear d’une manière moderne et magnifiée, en travaillant des matières inattendues comme le cuir plongé, le daim et la mousseline, et en portant une attention particulières aux finitions (patchwork, broderies) et aux accessoires. Ralph Lauren décline l’emblématique saharienne en voile semi-transparent de couleur crème ; Celine détourne la traditionnelle veste militaire en une veste ceinturée à basques. Isabel Marant opte pour la tendance safari chic avec des blousons bi-matières et bicolores. Burberry associe une veste de surplus militaire à une tunique métallisé doré façon cotte de maille, tandis que Balmain propose une version bohème du style baroudeuse à base de sarouels en soie et satin savamment drapés, agrémentés de coquillages ou de perles de bois.

Quels sont les accessoires printemps-été 2026 ?
• Les chaussures : ballerines, slingbacks, chaussures kitten heels (petits talons), sandales minimalistes, sandales-salomé, sandales-tongs, sandales à plateforme, tongs à plateforme, mules à plateforme, loafer mules, slippers, sabots, glove shoes (escarpins seconde peau peu décolletés), chaussures en pvc transparent, sandales méduses, mocassins, derbies, slim sneakers, chaussures à bout carré, chaussures fantaisie (brodées, décorées), chaussures rouges.
• Les sacs : cabas surdimensionné, pochette souple, sac porté sous le bras, sac bowling, sac à franges, sac à plumes, sac à breloques, minaudière bijoux, sac tressé, sac perlé, sac brodé, sac en raphia, sac en daim, sac porté ouvert, mini-sac porté à la ceinture, sac aux couleurs pop.
• Divers : gants d’opéra (satin, cuir d’agneau), foulard de tête, foulard portés en ceinture, porte-monnaie porté en collier, ceinture bohème, bijoux maximalistes, bijoux en résine, collier sautoir, manchette XL, broche extravagante, boucles d’oreilles surdimensionnées, solaires XL.









Les autres tendances printemps-été 2026
Pour compléter le tableau, je citerai pêle-mêle :
– Le trench
– Le coupe-vent
– La veste ceinturée
– Le pantalon fuseau
– Le sarouel
– Le pantalon capri
– Le bermuda
– Le micro short
– La jupe au genou
– La jupe maximaliste
– La jupe boule
– La jupe transparente
– La robe tablier
– La robe à volants
– La robe asymétrique
– La robe chemise
– Le crop top
– Le haut façon brassière
– Le polo
– Le vêtement seconde peau
– La lingerie apparente
– Les épaules exagérées
– Les sequins
– Le crochet
– Les plumes
– Les volants
– Les fleurs rétro
– Les imprimés animaliers
– Les carreaux (plaid, tartan)
– Le style beachwear
– Le style athleisure
– Le style preppy
– Le style rococo
– Le style néo-bourgeoise
Comme j’aime le dire, la mode est un espace de créativité, permettant d’oser de nouvelles associations et de sortir de sa zone de confort ! Je vous recommande toutefois d’adapter vos choix pour correspondre au mieux à votre morphologie et à votre personnalité. Ne faites pas de compromis sur le style juste parce qu’une tendance est en vogue : elle est par définition transitoire et n’est peut-être pas faite pour vous…
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Agnès








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